Pooshy LEBARON

PORTRAIT POOSHY LEBARON

Né en 1979.
Il vit et travaille dans les Bouches-du-Rhône.

Pooshy Lebaron dessine depuis toujours. Dès l’enfance, il est initié au trait : “petit, j’illustrais sans discontinuité” confie l’artiste. Soudainement, à l’adolescence, tout s’arrête : “de façon assez brutale, les déménagements répétés ainsi que les changements d’établissements scolaires ont stoppé net cette passion. Je l’ai alors enfouie, au plus profond de moi…”

Au point de l’avoir presque totalement oubliée. Ce n’est qu’à la naissance de ses enfants, vingts ans plus tard, que la mèche sera à nouveau allumée : “c’est en voulant dessiner avec mes garçons que j’ai repris un crayon.” L’artiste ne l’a plus jamais lâché depuis.

Peintre sous influence directe des maîtres de l’american pop mouvement, Pooshy invoque sans complexe dans ses œuvres Keith Haring ou Jean-Michel Basquiat.

Mais pas seulement : les démons de Jérôme Bosch, l’enfant prodige australien Anthony Lister, le maître du artwork Rock Dereck Hess ainsi que Karel Appel, illustre co-fondateur du groupe CoBrA figurent au panthéon des références du jeune peintre.

Les envolées décentrées du mouvement Punk, comme du Hip-hop, des icônes musicales contemporaines comme Neil Young, Kurt Cobain, Joe Strummer, B-Real ou Serge Gainsbourg ne sont également jamais très loin : “je marche en musique, je pense que la force de l’Art brut réside dans son appétit” confie le peintre. “Un appétit, une envie d’avaler l’époque, pour n’en recracher que ses pendants subversifs, électriques et débridés.”

Le geste de Pooshy Lebaron s’attache donc à rendre cette modernité.

Dans des chromies irisées – qu’il a dompté en pur autodidacte –, des toiles malmenées, souvent repeintes, des iconographies pop – piochées entre nuits blanches à Manhattan, parvis phocéen, 9e Art américain ou manga japonais –, des techniques empilées jusqu’à ne laisser filtrer qu’un goutte-à-goutte d’une poésie urbaine, rare. Et lumineuse : “l’idée, c’est de résonner sur nos toiles, les laisser recueillir nos langages qui trébuchent, nos mots qui chavirent, nos émotions refoulées. L’idée, c’est peindre avec ses pulsions, ses colères. Librement, à l’envie, à l’instinct.”

Les petites “factories” de Pooshy Lebaron sont situées entre les bords de l’étang de Berre et le Vieux-port de Marseille. Le peintre y partage ses ateliers aux côtés d’artistes et plasticiens comme $kunkdog, Patrick Hugues ou Clément Verdière, tous chefs de file d’une nouvelle scène hexagonale, dédiée corps et âme à la figuration narrative.

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